SUNUDIASPORA

18 février 2009

Pour le Sénégal, l'année 2008 a été mauvaise, 2009 s'annonce "difficile"

DAKAR (AFP) — Baisse attendue des transferts des émigrés, dette intérieure étouffante, ralentissement économique: l'année 2008 a été mauvaise pour le Sénégal, avec une chute de la croissance à 2,5%, mais 2009 s'annonce tout autant difficile pour la 2e économie d'Afrique de l'Ouest francophone.

 



Pour le Sénégal, l'année 2008 a été mauvaise, 2009 s'annonce

 

 

"L'année 2009 va être une année difficile pour le Sénégal, qui commencera à voir les effets de la crise financière internationale", a indiqué le représentant à Dakar du Fonds monétaire international (FMI) Alex Segura, lors d'un entretien avec l'AFP et Radio France Internationale (RFI).

"Nous commençons à voir les premiers signaux de la crise avec la baisse des transferts de travailleurs à l'étranger. La diaspora sénégalaise est très importante et les transferts jouent un rôle crucial pour la réduction de la pauvreté et pour soutenir la consommation des ménages", a-t-il ajouté.

Ces transferts officiels avaient connu une hausse importante ces dernières années, passant de 341 milliards de francs CFA (519 millions d'euros) en 2005 à 566 mds FCFA (862 M EUR) en 2007, avant de se stabiliser, légèrement à la baisse, en 2008 avec 555 mds FCFA (846 M EUR).

Mais pour 2009, ces transferts sont estimés à "seulement" 400 mds FCFA (609 M EUR) par le FMI, en raison de la récession frappant de nombreux pays occidentaux.

Cette brutale contraction des transferts devrait directement affecter le secteur des BTP, qui était ces dernières années un des plus dynamiques de l'économie sénégalaise, la plus importante de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays) après la Côte d'Ivoire.

Historiquement très présente en France, ancienne puissance coloniale, la diaspora du Sénégal, pays pauvre de 12 millions d'habitants, s'est récemment implantée dans d'autres pays européens, notamment l'Italie et l'Espagne, ainsi qu'aux Etats-Unis.

Le Sénégal pourrait également subir une "possible baisse de l'aide publique au développement (APD)", selon M. Segura. Le Sénégal et le Mali sont les principaux bénéficiaires de l'APD de la France en Afrique subsaharienne.

Les dons au Sénégal sont déjà passés de 138 mds FCFA (210 M EUR) en 2007 à 91 mds FCFA (138 M EUR) en 2008.

Dakar devrait également voir ses exportations partir à la baisse: "Lorsque la croissance des pays développés va se ralentir, la demande des exportations des pays en voie de développement peut aussi baisser", selon M. Segura. Les produits de la mer et l'acide phosphorique du Sénégal pourraient être touchés.

Une mauvaise nouvelle pour un pays qui importe deux fois plus qu'il n'exporte, avec un déficit de la balance commerciale dépassant les 1.000 mds FCFA (1,5 md EUR).

Enfin, les investissements étrangers directs devraient également subir les effets de la crise mondiale. Emanant notamment des pays arabes, ils avaient littéralement explosé, passant de 28 mds FCFA (42 M EUR) en 2005 à un record de 152 mds FCFA (231 M EUR) en 2008.

D'importants projets, très gourmands en financements, sont en cours, notamment la modernisation du port de Dakar, une autoroute pour sortir de la capitale et un nouvel aéroport international.

Quant à la lourde dette intérieure (150 mds FCFA, soit 228 M EUR) début février, qui avait plombé la croissance en 2008, elle devrait progressivement être résorbée grâce à l'aide des bailleurs de fonds et une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

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11 février 2009

ÉMIGRATION CLANDESTINE : Jeunes et femmes de Yarakh jouent la carte de la sensibilisation

 

Oui à l’émigration, mais non à l’émigration clandestine. C’est le slogan lancé, hier, par les jeunes et femmes de Yarakh au cours d’une journée de sensibilisation contre ce fléau, organisée avec le soutien de l’Office belge des étrangers et l’Organisation internationale des migrations (Oim).
 
Source : Le Soleil

Les jeunes et femmes de Yarakh ne veulent plus de l’émigration clandestine. Ils l’ont fait savoir et martelé hier dans leur quartier, sur la plage. Là même où prennent départ les petites pirogues de fortune. Personne n’a voulu rater ce rendez-vous de la croisade contre ce fléau des temps modernes. Dans une ambiance festive, ils ont réaffirmé leur ferme engagement de combattre l’émigration clandestine.

« Nous devons, par tous les moyens, lutter contre l’émigration clandestine », a indiqué Baye Ibrahima Guèye, président de la section locale de lutte contre l’émigration clandestine, soulignant, toutefois, que ce n’est pas de gaîté de cœur que les jeunes quittent leur pays. « Ceux qui ont pris le risque d’emprunter cette voie incertaine l’ont fait parce qu’ils n’avaient pas le choix », a fait remarquer Baye Guèye, appelant les autorités à redoubler d’efforts pour que les jeunes trouvent des occupations sur place.

Le président de la Fédération des pêcheurs de Yarakh ne pense pas autre chose lorsqu’il dit qu’il faut que le gouvernement trouve les moyens pour créer des emplois aux jeunes. Mais pour lui comme pour Yayi Bayam Diouf, c’est seulement par une solution concertée que le Sénégal réglera l’émigration clandestine. « C’est tout le monde qui doit se mobiliser pour lutter efficacement contre l’émigration clandestine », a insisté la coordonnatrice du collectif des femmes pour la lutte contre l’émigration clandestine. « C’est un long processus qui nécessitera la mise en œuvre de programmes et de plans d’actions », a-t-elle renchéri, se félicitant du rôle ô combien important des partenaires au développement.

Maître d’œuvre de cette journée de sensibilisation, l’Organisation internationale des migrations (Oim), par le biais de Madani Hann, a réitéré son engagement à soutenir les associations de lutte contre l’émigration irrégulière. « Avec le Mécanisme de réaction rapide (Mrr) l’Oim a financé une trentaine de projets générateurs de revenus », a révélé M. Hann qui promet de soutenir davantage les jeunes.

La journée de sensibilisation contre l’émigration irrégulière a vu la participation des femmes de Thiaroye et de Yoff.

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05 février 2009

Barsa ou Barsakkh : 4 filles et un mécanicien noyés

Les 2 pêcheurs qui conduisaient la pirogue, récoltent de lourdes peines 

L’émigration clandestine par voie maritime, continue de faire des victimes. Comme dans cette affaire où la pirogue transportait entre 25 et 30 candidats, dont quatre jeunes filles. L’embarcation avait pris départ à la plage de Yarakh, à 4 heures du matin. Destination, l’Espagne. Malheureusement, les filles et un mécanicien se sont noyés, les corps n’ont pas été retrouvés. Un drame poignant. Cependant, deux prévenus ont été arrêtés, des pêcheurs contactés par les principaux organisateurs, qui devaient leur payer 1.200.000 francs pour transporter les candidats à 100 kilomètres, où un bateau les attendait. Mais le voyage a tourné au drame.

Ils sont deux jeunes pêcheurs, âgés d’une trentaine d’années. Le nommé Modou Guèye et Abdourahmane Mbengue. Début janvier dernier, ils ont été contactés par deux organisateurs de voyage vers l’Espagne ; il s’agissait notamment, d’abord de pouvoir regrouper les candidats en un lieu, car certains se trouvaient à Yarakh où le départ devait avoir lieu ; d’autres à Kayar. Selon la version soutenue par les deux prévenus, à la barre du tribunal des flagrants délits où ils ont comparu le 3 février, poursuivis pour trois chefs d’inculpation : homicide involontaire, non assistance à personne en danger, et émigration clandestine. Arrêtés par les pandores, les prévenus se sont longuement exprimés à la barre, sur les circonstances de leur collaboration avec les cerveaux du voyage. Déclarant avoir été contactés par Khalifa Diop et un certain Cheikou, avec pour tâche d’aller chercher les candidats à l’émigration, point par point, et de les regrouper à Yarakh, car certains se trouvaient à Kayar. « Une fois cette mission accomplie, nous devions ensuite les conduire sur un bateau amarré en pleine mer, à 100 kilomètres. Notre salaire était fixé à 1.200.000 francs, une fois cette tâche accomplie», ont-ils précisé. Mais, après avoir parcouru trois kilomètres, disent-ils, on les a informés que qu’il y avait des femmes dans la pirogue, qu’elles souffraient, et que l’une d’entre elles était en train de vomir ; Car, ajoutent-ils, ébahis de voir quatre filles dans la pirogue, parmi les clandestins. « C’est au retour pour déposer les filles que la pirogue a chaviré », a déclaré Abdourahmane Mbengue. Quant à Modou Guèye, il expliquera au tribunal que compte tenu de la souffrance des filles, il a été contraint de négocier avec d’autres pêcheurs pour prendre leur pirogue, afin d’évacuer ces filles. « J’ai donné tout l’argent que j’avais, plus une chaîne en or, nous avons laissé les 25 autres candidats afin de déposer les filles, avec l’aide du mécanicien, mais à moins de deux cent mètres, la plus lourde est tombée dans l’eau à cause de la violence des vagues », dira-t-il. Et de poursuivre que, c’est au moment où il tentait de la sauver que la pirogue a chaviré. « A cet instant, j’ai saisi les trois filles qui ne pesaient pas trop lourd ; elles se sont accrochées sur mes épaules, mais la violence des vagues était telle que nous avons tous été projetés, je n’ai pas pu les récupérer, et ce fut le drame, elles se sont noyées ainsi que le mécanicien. Nous sommes revenus sur la baie à la nage, à l’aide de gilets de secours », ont-ils déclaré. C’est ainsi que les gendarmes, qui étaient sur place, les ont arrêtés, précisera Modou Guèye, avant d’ajouter avoir perdu de vue les deux organisateurs du voyage. Dans son réquisitoire, le procureur s’est appesanti sur l’homicide involontaire, et le délit de non-assistance à personne en danger. Après avoir rappelé le déroulement de la scène du voyage, le représentant du ministère public, a demandé au tribunal de disqualifier les faits en complicité ; et de prendre une sanction pour dissuader les éventuels candidats ; « car, ce délit, très grave, devrait être puni d’une peine de 10 ans, mais en l’espèce, je requiers 7 ans ferme pour complicité », a-t-il asséné. Le conseil des prévenus, Me Bassirou Ngom, fera comprendre au tribunal que les deux prévenus sont aussi des victimes, engagées par les organisateurs pour un salaire de 1.200.000 francs. « Les cerveaux ont tout bonnement disparu dans la nature, ils n’ont ni l’argent ni la liberté ; les condamner à 7 ans ferme serait trop lourd. Ils ont tout fait pour sauver les filles, en vain, néanmoins les 25 autres ont été sauvées. Je demande au tribunal de leur faire une application bienveillante de la loi », a-t-il plaidé. Au délibéré, Abdourahmane Mbengue a écopé d’une peine de 2 ans dont un an ferme. Quant à Modou Guèye, il a été condamné à 2 ans dont 6 mois ferme.

Auteur: Lassana Sidibé 

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Italie: Un inspecteur de police tue un sénégalais d’un coup de fusil à pompe.

Paolo Morra (50 ans), inspecteur de police à Civitavecchia, a tué samedi matin d’un coup de fusil son voisin de palier, Diouf Modou Cheikh (42 ans) depuis 20 ans en Italie, d’un projectile de calibre 12 à la jambe droite. L'homme a été chargé dans une ambulance, mais les secours ont été inutiles, Cheikh Diouf meurt durant le transport à l'hôpital de Saint-Paul.

Morra est le vice responsable du bureau de l'immigration à Civitavecchia et a été menotté par ses propres collègues qu'il avait lui même alertés. Maintenant, les enquêteurs essayent de comprendre pourquoi un tel geste, mais Morra parle d'un coup parti accidentellement, à la suite d'une altercation entre immigrés qu'il avait décidé de mettre fin en utilisant son fusil à pompe.

Une histoire tout simplement dramatique. En effet, le policier, en 1995, a été déjà impliqué dans une fusillade à Borgata Aurelia, et depuis deux mois était en congé de maladie. Le sénégalais pour survivre en Italie vend des sacs au marché de la ville portuaire. Le policier a une grande passion pour les chiens de race, et avec ses frères, ils ont un élevage de chiens de race. Le sénégalais Cheikh Diouf, qui vivait avec deux cousins dans une petite maison à côté de la maison du policier, avait une grande famille à entretenir. Deux femmes et six enfants au Sénégal recevaient tous les mois l'argent gagné au cours de l'été sur les plages de Ladispoli, et en hiver il vendait à Piazza Regina Margherita.

Ce samedi matin, il est 8,30 lorsque les deux destins se croisent dans la cour qui borde les deux propriétés. À ce point, la vérité est à déterminer. Certains parlent de litige entre les deux hommes. 2 témoins ont déposé devant le procureur Bianca Maria Cotronei et leurs versions contrastent avec celle de l'inspecteur qui soutient la thèse du coup parti accidentellement, immédiatement suspendu de ses fonctions par le commissaire Giuseppe Caruso.

La version de Diagne Mor, cousin de Cheikh Diouf, a été fondamentale: «J'ai entendu deux coups de feu. Diouf était dehors dans la cour en train de préparer ses affaires pour aller au travail. Je suis sorti immédiatement et je l’ai vu à terre et le policier avec l'arme à la main. Diouf, blessé dans une mare de sang nous a dit de rentrer dans la maison. Après dix minutes la police est arrivée. Ils ont essayé d'arrêter le saignement avec un anneau. Ensuite, l'ambulance est arrivée et ils l'ont emmené. "Nous n'avons pas entendu de querelle entre les deux - continue Diagne - l'agent est entré dans notre cour et a tiré, j'ai tout vu de mes propres yeux (pléonasme toléré en wolof). "Nous sommes 3 cousins et vivons dans cette maison depuis quatre mois - dit l'autre cousin, Modou Balla – Notre travail nous retient dehors toute la journée et nous n’avons jamais eu de relation ni avec l’inspecteur ni avec sa famille. Mais depuis que nous avons déménagé, cependant, l'inspecteur n'a jamais voulu nous voir dans la cour ou dans le jardin" .

Il ya lieu de préciser que les rapports entre les policiers et les modou modou, "vù cumpra" comme les appellent les italiens ici, sont difficiles et tournent souvent au drame.
Un vent d’intolérance et de haine souffle en Italie depuis que la droite de Berlusconi est au pouvoir. Dans les journaux et à la télévision sont véhiculés que des messages xénophobes et racistes envers les immigrés au lieu d’une véritable politique d’immigration pour mieux insérer les immigrés dans la société multiraciale qui est désormais en mouvement.

Auteur: Babacar Niang

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01 février 2009

APECIS: Asssociation Pour l'Education et la Culture Islamique au Sénégal

: Association Pour l'Education et la Culture Islamique au Sénégal - Eduquer l'individu et la famille en appelant les musulmans à agir selon un bon comportement et dans l'obéissance à Dieu par la mise en place d’écoles. - Diffuser la science de la religion conformément à la voie sunnite, avec sagesse et en prodiguant de bons conseils au moyen de causeries, conférences. - Encourager les jeunes à maîtriser toute science utile, afin qu'ils soient profitables à leur pays et à leur société.

Lien vers site de l'APECIS

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